Notre-Dame sera bien ouverte au public et au culte en 2024, promet la ministre de la Culture Rima Abdul Malak

Notre-Dame sera bien ouverte au public et au culte en 2024, promet la ministre de la Culture Rima Abdul Malak

Jeudi matin, la ministre de la Culture a visité le chantier de reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris. L’occasion de réaffirmer l’objectif affiché par Emmanuel Macron d’en rouvrir l’accès en 2024.

Jeudi 28 juillet, la ministre de la Culture Rima Abdul Malak s’est rendue à Notre-Dame de Paris pour faire un point sur l’avancée des travaux. « Nous sommes confiants que l’année 2024 soit l’année de la réouverture de la cathédrale au culte et au public », a-t-elle déclaré, confirmant l’objectif ambitieux de reconstruire l’édifice en cinq ans, promis par Emmanuel Macron le soir où Notre-Dame a brûlé en 2019. Si aucune date précise n’a été encore avancée, il est prévu qu’une première messe se tienne le 8 décembre dans la cathédrale, à l’occasion de la fête de l’Immaculée conception. La ministre a tout de même ajouté que des travaux se poursuivraient au-delà de 2024, mais n’empêcheraient pas l’accès des visiteurs.

Le 15 avril 2019, l’impressionnant incendie de la cathédrale avait mis toute la France en émoi. Les flammes avaient ravagé la charpente, l’horloge, une partie de la voûte, et surtout avaient fait s’effondrer la mythique flèche de Viollet-le-Duc. Suite au sinistre, l’Établissement public chargé de la conservation et de la reconstruction de la cathédrale de Notre-Dame de Paris (EPRNDP) avait reçu près de 850 millions d’euros de dons de la part de 340.000 mécènesvenant de 150 pays pour financer la reconstruction du bâtiment mondialement célèbre.

Des travaux colossaux, mais qui avancent à grands pas

À la fin de l’été, le chantier pourra entrer dans sa troisième et dernière phase. La première, qui consistait à sécuriser et consolider le bâtiment, avait pris fin en août 2021 et avait mobilisé 150 millions d’euros. La deuxième concerne le nettoyage et la rénovation intérieure, notamment la dessalaison des pierres de la voûte infiltrées par l’eau et la restauration des peintures, à hauteur de 150 millions d’euros également. La troisième phase sera dédiée à la reconstruction extérieure des charpentes, des voûtes et de la flèche, et nécessitera 550 millions d’euros. Selon l’EPRNDP, la nouvelle flèche sera visible dès la mi-2023. Notre-Dame sera également équipée de quelques innovations, comme un dispositif de brumisation anti-incendie et d’un système de récupération de l’eau de pluie tombant sur les toits en plomb, pour la traiter avant de la rejeter dans les égouts.

De son côté, la mairie de Paris a dévoilé fin juin son projet d’aménagement des abords de la cathédrale, dont les travaux commenceront en 2024. Il consistera en une végétalisation importante du parvis, la création d’un parc le long de la façade côté Seine, et l’aménagement de l’ancien parking sous le parvis en promenade ouverte sur les quais et donnant accès à la crypte.

Un calendrier serré mais pas impossible

Vendredi 22 juillet, le général Jean-Louis Georgelin, président de l’EPRNDP, avait déclaré au Figaro que l’objectif était « tendu et compliqué ». En effet, le calendrier est maintenu malgré les nombreuses difficultés : enquête pour contamination au plomb, pandémie de Covid-19 et aléas météorologiques se sont ajoutés à la complexité du chantier qui mobilise 160 corps de métiers différents. En conséquence, la date initialement prévue du 15 mai 2024, anniversaire de l’incendie, a été abandonnée. Pour autant, le général Georgelin s’est montré confiant ce jeudi au micro de Franceinfo, en affirmant que « pour le moment, rien, rien, rien ne permet de dire que l’objectif de 2024 ne sera pas tenu ». 2024 certes, mais la Rima Abdul Malak a bien insisté sur le fait que l’année « comporte 365 jours » : peut-être un joli cadeau de Noël ?

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